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Le renvoi d’un travailleur ingérable est permis, même sans faute prouvée

Tout employeur l’a probablement déjà vécu : des accrochages constants entre un certain travailleur et ses collègues. Lorsque la situation devient intenable, le renvoi de ce collaborateur, même si aucune faute ne peut lui être imputée, ne constitue pas un « licenciement injustifié ». C’est ce que dit la Cour de cassation. L'argument juridique étant qu'il est impossible d’affirmer que dans la situation donnée aucun employeur normal et raisonnable ne prendrait pas la même décision.

Ontslag werknemer die moeilijk communiceert met collega's, ook zonder fout niet kennelijk onredelijk (SoCompact)

Les employeurs ne veulent plus de la rémunération liée à l'ancienneté

La grande majorité des employeurs du secteur marchand souhaitent appliquer la rémunération liée à l'ancienneté jusqu'à ce que le collaborateur maîtrise sa fonction et déterminer ensuite le salaire sur la base d'une évaluation des prestations individuelles. Cette question est tout à fait d'actualité. Elle a en effet été soumise aux partenaires sociaux. Le gouvernement les invite à fixer un calendrier concret en vue de la suppression des augmentations salariales en fonction du nombre d'années de service.

Environ 70 % des employeurs du secteur marchand en faveur de la suppression totale de la rémunération liée à l'ancienneté (Acerta)

Mentir sur le nombre d'heures constitue un motif grave

Un travailleur occupé dans une entreprise appliquant des horaires flottants avait déclaré oralement avoir presté, sur une période de trois mois, sept heures de travail de plus par rapport à son horaire réel. Il avait prétendu avoir oublié d'utiliser son badge. L'employeur l'a licencié pour motif grave. La Cour du travail lui a donné raison et a insisté sur l'importance de l'honnêteté et de la confiance mutuelle dans une relation de travail.

Carotter des minutes de travail peut mener à un licenciement pour motif grave (L'Echo)

Mails rejetés comme preuve d’un motif grave pour non-respect du devoir d’information

Pouvez-vous, en tant qu’employeur, accéder à la boîte mail de vos collaborateurs ? La réponse est oui si le but poursuivi est légitime. Quelques conditions doivent toutefois être respectées. Un employeur qui avait systématiquement contrôlé les mails d’un travailleur dans le cadre d’un licenciement pour motif grave l’a appris à ses dépens. Son règlement de travail ne prévoyait rien à ce sujet, aucune ICT-policy n’était d’application et le contrôle était excessif. La Cour du travail l’a condamné au paiement d’une indemnité de rupture.

Est-ce que je peux consulter les mails de mon travailleur absent et m’en servir pour justifier un licenciement pour motif grave ? (Group S)

Un blog critique ne constitue pas un motif de licenciement

La Cour du travail a rejeté le licenciement pour motif grave d’un travailleur protégé qui, malgré une interdiction formelle, avait édité un blog privé sur lequel il avait publié des propos critiques à l’égard de sa direction. En dépit des nombreux arguments avancés, la direction a perdu sur toute la ligne. Dans son arrêt, la Cour rappelle avec force que la liberté d’expression est un droit fondamental.

De liberté d'expression à motif grave (analyse de Patrice Bonbledin, consultant spécialisé, publiée dans L'Echo)

Les PME n’anticipent pas de tsunami numérique

La plupart des dirigeants de petites et moyennes entreprises sous-estiment l’importance du progrès technologique en évolution rapide pour faire croître leurs activités, révèle une enquête de SD Worx. Ils y voient surtout une utilité pour réduire les charges salariales. Leur première préoccupation consiste à trouver les (bons) collaborateurs qui contribueront à la croissance.

Selon les PME, ne pas trouver de collaborateurs menace grandement la croissance en 2018 (communiqué de presse de SD Worx, avec graphiques)

Les salaires de PDG souvent excessifs

Les comités de rémunération surestiment l’appétit financier des PDG et se basent sur des chiffres de référence contestables, ce qui entraîne des rémunérations excessives, soutient une étude réalisée par le prof. Xavier Baeten (Vlerick Business School). Les motivations premières sont non financières : l’ambition et l’orgueil. Les PDG qui possèdent également des actions optent souvent pour des solutions moins éthiques.

Salary least important driving force for CEOs (Vlerick Business School)

Télécharger le rapport CEO Motives (Vlerick Business School, pdf, 73 p., téléchargement direct, vos coordonnées ne sont pas demandées)

Le salaire du CEO n'est pas sans conséquences (HR Alert, 4 octobre 2006)

Priorités : vieillissement, fractures et mobilité

Les trois problèmes les plus préoccupants pour les entreprises et leur département RH sont aujourd'hui le vieillissement, les glissements d’activités d’un secteur à l’autre et les embouteillages. C’est à lire dans un rapport de Securex à télécharger gratuitement. Le rapport analyse en détail l’impact de chacun de ces trois défis.

Focus report - Tendances du marché du travail (2016) (Securex)

Service ONSS en ligne ‘Travailler à l’étranger’

02/05/2016

L'ONSS a inauguré le mois dernier un nouveau service en ligne qui facilite les formalités à accomplir par les employeurs qui détachent du personnel dans un autre pays de l'UE. L'application, simplement baptisée ‘Travailler à l'étranger’, était déjà disponible pour les travailleurs employés simultanément dans plusieurs pays.

Demande de détachement sécurisée à partir du 19 avril 2016 (SD Worx)

Même les plus diplômés souhaitent arrêter à 60 ans

Même parmi les travailleurs belges hautement qualifiés, la majorité n'a aucune envie de continuer à travailler après 60 ans, bien que beaucoup s’estiment encore physiquement et mentalement capables de le faire durant deux ans. C’est ce qui ressort de la dernière étude de Securex. Conclusion de ce constat assez inattendu : les RH ont intérêt à faire le nécessaire pour entretenir l'engagement de cette catégorie privilégiée. L'étude fait clairement la distinction entre l’obligation, la volonté et la capacité de travailler plus longtemps - c’est bien la volonté qui fait défaut.

Le Belge, même hautement qualifié, veut toujours prendre sa pension à 60 ans (Securex)

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