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Rémunération : les patrons sous-estiment le malaise

La moitié des salariés pensent que leur rémunération n'est pas à la hauteur de leurs tâches et responsabilités. Parmi les femmes, 65% sont insatisfaites. 27 % des employeurs se disent ouverts à la discussion sur les salaires. Mais 9 employés sur 10 ont le sentiment que c'est un sujet tabou. Un plan cafetaria pourrait déminer la situation. A peine 17 % des travailleurs interrogés par Tempo-Team en bénéficient.

La moitié des travailleurs mécontents de leur salaire (Tempo-Team)

Lire également :

Le package salarial total ne se limite pas à la rémunération brute (Securex) : optez pour plus de transparence pour éviter les malentendus

Une étude des éléments de rémunération complémentaire en Belgique en 2019 et 2020 (ONSS) : les avantages salariaux les plus fréquemment accordés dans le secteur privé sont le deuxième pilier de pension (80%) et les titres-repas (70%), suivis des éco-chèques et de l’intervention patronale dans les déplacements en voiture privée entre le domicile et le lieu de travail

Travail faisable : les femmes désavantagées

À peine 47 % des femmes salariées ont un "travail faisable" selon la définition du Sociaal-Economische Raad Vlaanderen. C'est nettement moins que les hommes (53%). En outre, la différence s'est considérablement accrue ces dernières années. Cela s'explique en partie par le fait que de nombreuses femmes sont actives dans les soins et l'éducation, des secteurs où la charge de travail et le stress professionnel sont élevés.

Groeiende genderkloof voor werkbaar werk (SERV, communiqué de presse, en NL)

Rapport werkbaar werk door een genderbril 2022 (Stichting Innovatie & Arbeid, pdf, rapport d'étude complet, pdf, 54 pages)

Le "deal pour l'emploi" ne concerne qu'une minorité d'employeurs

Après l'accord au sein du kern, le projet de loi sur le "deal pour l'emploi" passe à la Chambre des représentants. Les points forts sont la semaine de travail de quatre jours (plus longs) et la semaine de travail alternée, toutes deux à l'initiative du salarié, le travail du soir plus flexible, le droit à la déconnexion et le "trajet de transition" (mise à disposition d'un nouvel employeur pendant le préavis). Le professeur de droit du travail Alexander De Becker de l'université de Gand a calculé que les mesures seront difficilement ou pas applicables pour les travailleurs de 84 % de toutes les entreprises ayant du personnel en Belgique.

Semaine de quatre jours, droit à la déconnexion… la Vivaldi s’accorde définitivement sur le «deal pour l’emploi» (Le Soir)

Lire également : Arbeidsdeal is niet of moeilijk afdwingbaar voor werknemers van 83,9 procent van alle bedrijven (vrtnws) : l'analyse du prof. De Becker (en NL)

Les autres actualités du jour

Un chômeur pourra conserver une partie de son allocation s’il occupe un emploi en pénurie (rtbf info)

Les négociations salariales ne sont pas une formalité pour les employeurs (Indeed)

Pas de ruée vers les vacances pour l'instant (SD Worx)

Un congé de paternité/coparentalité obligatoire pour qu’il devienne enfin la norme (Ligue des Familles)

Jobbonus op komst (Soconsult.be, en NL): le "jobbonus" est une prime de maximum 600 euros par an, accordée automatiquement aux habitants de la Région flamande qui gagnent moins de 2500 euros bruts. La date d'entrée en vigueur n'est pas encore fixée

Saut d'index à nouveau sur la table

Face à l'inflation galopante, les organisations patronales tirent une fois de plus la sonnette d'alarme: il faut freiner l'augmentation des salaires pour préserver la compétitivité des entreprises. Du côté flamand, le Voka propose un saut d'index de 3 % assorti d'une prime de 500 euros nets pour chaque travailleur.

L'indexation automatique des salaires intenable pour neuf entrepreneurs sur dix (La Libre)

Les patrons flamands (Voka) veulent un saut d'index en échange d'une prime de 500 euros nets (rtbf info)

Pourquoi tant d'offres d'emploi ne parlent pas du salaire

Une bonne moitié des employeurs francophones et 60% des néerlandophones évitent de parler du salaire dans leurs offres d'emploi. Ils pensent que le salaire est une affaire entre l'employeur et l'employé (36%), croient en un salaire basé sur l'expérience et l'âge (36%) ou ne veulent pas que leurs concurrents en apprennent trop (30%). 15% craignent que cela ne provoque des tensions entre collègues. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par Indeed.

Communiquer avec transparence sur le salaire reste un défi pour les employeurs (Indeed)

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