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Des "coordinateurs retour au travail" pour accompagner les malades de longue durée

Sur le demi-million d'actifs en congé maladie de longue durée, 10 % désirent reprendre le travail. La moitié d'entre eux y parviennent eux-mêmes. L'autre moitié, soit environ 25 000 personnes, sera aidée d'une façon douce et positive à retrouver le chemin du lieu de travail. Le ministre de la santé, Frank Vandenbroucke, paie les mutualités pour recruter 40 (à porter à 60) "coordinateurs retour au travail".

La nouvelle idée pour remettre les gens au travail: engager 60 "coordinateurs retour au travail" (RTL Info)

Federgon: "Pourquoi ne pas aider à reprendre le travail ailleurs ?"

Quand la réintégration d’un salarié en incapacité de travail de longue durée échoue ou n'est pas une option, souvent la rupture pour force majeure médicale s’ensuit. Federgon propose une troisième voie : le trajet de transition. Le salarié reçoit alors un contrat temporaire avec un ou plusieurs autres employeurs via une agence d'intérim. Un coaching intensif, si nécessaire assorti d’une formation, aiderait à garantir le retour au travail chez un nouvel employeur, éventuellement dans une nouvelle fonction.

Le plan en 12 points de Federgon pour l’activation des travailleurs en incapacité de longue durée (Federgon, pdf)

Après Covid-19, un travail plus léger peut être nécessaire

Les travailleurs guéris de Covid-19 souffrent parfois longtemps encore de fatigue, d'essoufflement, de maux de tête et de nombreuses autres manifestations de PASC ("Covid long"). Dans ces situations, un horaire de travail plus léger est souvent nécessaire. "Une approche approfondie et multidisciplinaire sera nécessaire pour guider ce groupe d'employés vers un retour au travail réussi."

Le COVID long devient un nouveau défi, également pour les médecins du travail (Attentia)

Lire également : Le syndrome post-soins intensifs, facette méconnue de la pandémie (KCE, Centre fédéral d'expertise des soins de santé) : il n'y a pas que le PASC. La plupart des personnes hospitalisées en soins intensifs, pour quelque problème grave que ce soit, souffrent par après de troubles physiques, psychologiques et cognitifs

Force majeure médicale +357 %

En un an, le nombre de licenciements pour force majeure médicale a augmenté de 357 %. C'est ce que montre une étude réalisée par Partena Professional. Les secteurs sur la ligne de front de la crise sanitaire et socio-économique, comme les hôpitaux, les titres-services et les grands magasins, sont les plus touchés. Le nombre de diagnostics d'épuisement professionnel de longue durée a augmenté. Les contrôles plus stricts des malades de longue durée ont également fait grimper les chiffres.

Les licenciements pour force majeure médicale ont explosé de 357% en 2020 (Partena Professional)

Pourquoi tant de travailleurs malades en Belgique ?

Nous sommes l'un des pays de l'UE qui comptent le plus grand nombre de salariés malades et invalides. De plus, leur nombre augmente plus vite ici qu'ailleurs. Pourquoi ? Jan Denys (Randstad) renvoie les explications classiques à la corbeille à papier. "La politique doit réformer le système de maladie et d'invalidité."

La Belgique est malade (Randstad)

La Belgique est malade - A la recherche des causes de la forte hausse de la maladie et de l’invalidité en Belgique 2010-2019 (rapport, pdf, 18 pages)

Nouvelle augmentation de l'absentéisme long

En 2020, l'absentéisme de longue durée a augmenté de 8 %. Pour 1000 ouvriers, 43 étaient absents depuis plus d'un an en décembre, soit 3 de plus qu'au début de l'année. Pour 1 000 employés, en janvier 14 étaient en invalidité ; 11 mois plus tard, ils étaient 15 (le chiffre de décembre ne semble pas encore définitif). Le télétravail, les confinements ou le chômage temporaire n'ont donc pas affaibli la tendance à la hausse qui se manifeste depuis des années.

En 2020, les jours d'absence dus au chômage temporaire ont dépassé les jours d'arrêt maladie (Securex)

29 000 personnes déclarées malades jusqu'à la pension

Discrètement, 29 000 salariés et indépendants malades de longue durée ont été informés que leur allocation, souvent maigre, est prolongée jusqu'à leur âge de la pension. Certains n'ont pas 50 ans. Une série d'articles dans De Standaard documente l'échec quasi total de la politique de ré-intégration. Le personnel, les moyens et, surtout, la volonté manquent. Très bientôt, nous aurons un demi-million de travailleurs malades de longue durée. Le coût pour la société dépasse celui du chômage.

Jonger dan vijftig en al ziekte-uitkering tot aan pensioen (De Standaard)

260 artsen moeten meer dan 460.000 langdurig zieken controleren (De Standaard)

Ce que De Croo I réserve aux employeurs

Le nouveau gouvernement fédéral prévoit notamment de remplacer les mesures de soutien corona par un plan de redressement, d'introduire un droit individuel à la formation pour les travailleurs, des avantages fiscaux pour les employeurs qui accordent plus d'heures de formation que celles qui sont obligatoires, de doubler le congé de naissance à 20 jours, de simplifier les parcours de réintégration et les systèmes de congé, et toute une série d'autres initiatives. La FEB est très préoccupée par la rigueur avec laquelle De Croo I respectera la loi sur la norme salariale.

Accord de gouvernement fédéral : que devez-vous savoir en tant qu’employeur ? (Acerta)

En matière d'emploi, des salaires sous contrôle et un cadre pour le télétravail (La Libre)

Nouveau gouvernement fédéral : Plan de relance désormais prioritaire... mais possible uniquement si la compétitivité des entreprises est sauvegardée (FEB)

Record historique de l'absentéisme de longue durée

Au cours du premier semestre de cette année, chaque jour ouvrable, en moyenne 3,18 % des salariés étaient absents depuis plus d'un an. Un record historique. Securex, qui publie ce chiffre, l'attribue à la pandémie. "L'activation des absences de longue durée ne semble pas être une priorité pour beaucoup d’employeurs en période de crise." Ce qui évidemment ne surprendra personne.

La crise du COVID-19 provoque un taux record d’absentéisme de longue durée en Belgique (Securex)

Une mauvaise application de la force majeure médicale peut coûter cher

La rupture de contrat pour force majeure médicale n'est possible qu'après un trajet de réintégration qui s'est déroulé dans le strict respect de la loi. Un employeur qui l'a perdu de vue a été condamné par la Cour du Travail à payer une indemnité de préavis et la moitié d'une année de salaire brut pour discrimination. L'arrêt fustige également le conseiller en prévention-médecin du travail.

Respectez les conditions du trajet de réintégration pour vos travailleurs malades (Securex)

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