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Grève après la découverte d'une caméra

La découverte d'une caméra de surveillance cachée a entraîné une grève spontanée au sein de l'entreprise de gestion des déchets Renewi, dans le Limbourg, jeudi. La direction affirme avoir agi conformément à la loi. Le travailleur qui avait été contrôlé avec la caméra a été licencié. Mais le personnel n'est pas rassuré : combien d'autres de ces caméras y a-t-il ?

Grève chez Renewi : "Une caméra espionne a été découverte dans un camion" (La Libre)

Lire également :

Vidéosurveillance sur le lieu de travail (les principes de la loi et de la CCT n° 68, Autorité de protection des données)

Caméras de surveillance (FAQ de l'Autorité de protection des données)

Pour plus d'infos, faites une recherche sur www.hralert.be/fr avec le terme "caméra".

Motif grave après propos sexistes dans un média social privé

Un travailleur protégé avait été licencié avec effet immédiat après avoir fait des commentaires de nature sexuelle sur deux collègues féminines dans un groupe Facebook privé comptant 520 membres. La Cour du Travail de Liège, division Namur, a donné raison à l'employeur. La liberté d'expression n'est pas absolue, et certainement pas dans les relations de travail. Malgré le caractère privé du groupe Facebook, ont jugé les magistrats, les remarques désobligeantes avaient un caractère public : le groupe compte de nombreux membres, et l'employé concerné ne connaît pas la plupart d'entre eux.

Des propos sexistes sur un groupe Facebook peuvent constituer un motif grave (cabinet d'avocats Sotra)

Limitez la communication interne au sujet d'un licenciement

Un employeur a été réprimandé par l’Autorité de Protection des Données (l’ancienne Commission de la vie privée) pour avoir mentionné aux ex-collègues qu’un licenciement faisait suite à trois avis écrits et entretiens de fonctionnement.

Pouvez-vous communiquer des informations à votre personnel concernant le licenciement d’un ancien travailleur ? (Securex)

Retour à la normale pour les départs volontaires

Depuis le début de l’année, le nombre de départs volontaires est remonté au niveau pré-corona d’environ 6 % des salariés actifs. Evidemment, ce n’est qu'une moyenne. Par exemple, attendez-vous à une proportion beaucoup plus élevée de départs volontaires chez les jeunes employés hautement qualifiés ayant moins de 4 ans d’ancienneté dans l’entreprise. « Il est possible que le retour des perspectives encourage les travailleurs à concrétiser leurs plans de départ. »

5,98% des travailleurs belges ont quitté volontairement leur emploi en 2021 (Partena Professional)

Les autres actualités du jour

Coronavirus: obligations au travail (selon l’AM du 28 octobre 2020) (SPF Emploi) : réponses détaillées à 10 questions vues sous l'angle du droit du travail

Travailler à des moments différents, une tendance viable? (Références) : le travail asynchrone, ça peut marcher, à condition que l'employeur communique clairement et sereinement ses attentes et sa vision

Wout van Aert condamné par le Tribunal du Travail: une indemnité de 662.000 euros à payer (7sur7)

IKEA Belgique prépare les réfugiés au marché du travail (Ikea)

Licenciement d'ouvriers : la Cour de Cassation intervient

Quand vous licenciez un ouvrier qui faisait déjà partie de votre personnel lorsque le Statut unique était entré en vigueur, vous ne pouvez plus utiliser une clause de préavis réduit lors du calcul de la première partie (le « sac à dos ») du délai de préavis. La Cour de Cassation a mis fin à une pratique courante des employeurs, approuvée par l'ONEM et le SPF Emploi, depuis 7 ans.

Analyse par Terra Laboris

Force majeure médicale +357 %

En un an, le nombre de licenciements pour force majeure médicale a augmenté de 357 %. C'est ce que montre une étude réalisée par Partena Professional. Les secteurs sur la ligne de front de la crise sanitaire et socio-économique, comme les hôpitaux, les titres-services et les grands magasins, sont les plus touchés. Le nombre de diagnostics d'épuisement professionnel de longue durée a augmenté. Les contrôles plus stricts des malades de longue durée ont également fait grimper les chiffres.

Les licenciements pour force majeure médicale ont explosé de 357% en 2020 (Partena Professional)

12 congés maladie consécutifs justifient un licenciement

Une consultante en RH avait fourni 12 fois de suite un certificat médical pour prolonger son absence maladie. Elle avait finalement été licenciée. Selon elle, il s'agissait d'une discrimination basée sur l'état de santé, ou à tout le moins d'un licenciement manifestement déraisonnable. L'employeur a gagné le procès en première instance et en appel. Ce n'est pas la santé de la consultante qui avait conduit au licenciement, mais la perturbation de l'organisation du travail.

Arrêt de la Cour du Travail de Bruxelles du 9 février 2021 (en néerlandais, pdf, 10 blz.)

Fins de contrat : le virus renverse les tendances

Au cours de la première année corona, le nombre de départs volontaires de travailleurs sous contrat à durée indéterminée a diminué de 18% par rapport à 2019. Et ce après une croissance moyenne de 6% par an entre 2015 et 2019. Par contre, le nombre de départs involontaires a augmenté (+ 6 %) à cause de l'augmentation significative des faillites et des (pré)pensions. Les fins de contrat dues à ces deux facteurs risquent encore d’augmenter cette année.

Les départs volontaires des travailleurs diminuent pour la première fois depuis 5 ans : -18% (Securex)

Lire également : Qu'avez-vous à "perdre" lorsque vous démissionnez? (L'Echo)

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