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Simuler une maladie n’est pas toujours nécessaire, mais le collaborateur l’ignore

Avez-vous déjà remarqué que les jeunes collaborateurs sont plus souvent malades ? Ce constat s’explique (en partie) par le fait qu’ils sont plus nombreux à se porter pâles sans raison. 8 % des travailleurs se sont déjà déclarés malades sans l’être et 4 % ont même invoqué ce motif plus d’une fois. Les raisons avancées étaient souvent injustifiées. « Les travailleurs ne sont sans doute pas suffisamment informés des possibilités légales pour remédier à une absence injustifiée. »

1 travailleur belge sur 8 s’est déjà porté malade sans l’être
(Securex)

Un panneau digital « Ne pas déranger » pour lutter contre le burn-out

Il est surprenant qu’il faille recourir à la haute technologie pour des problèmes dont la solution relève du bon sens. Mais, apparemment, ce besoin existe et ouvrira peut-être un nouveau créneau. Speakap, un réseau social interne à l’entreprise développé par l’entrepreneur néerlandais Patrick van der Mijl, introduit un « Ne pas déranger » pour le moins réfléchi. Plus nécessaire d’invoquer la législation relative au droit à la déconnexion ! Grâce à cette application, les collaborateurs peuvent paramétrer, de diverses manières, dans quelle mesure ils souhaitent être joignables. Cette solution est censée les aider à s’accorder des moments de repos mental et permet, par conséquent, de prévenir le burn-out.

Productnieuws: nieuwe Niet Storen feature moedigt "offline gaan" aan (Speakap-blogpost)

Speakap Encourages Frontline Employees to Disconnect and Cut down on Stress with ‘Do Not Disturb’ Feature (AIthority)

 

Votre équipe compte des perfectionnistes ? C’est tout sauf un cadeau !

Dans un article de synthèse bien utile, la Harvard Business Review résume 40 années de recherches consacrées aux perfectionnistes dans le monde du travail. Conclusion : les aspects négatifs sont plus importants qu’on ne le pensait. Les collaborateurs pointilleux ne sont généralement pas plus performants que leurs collègues et sont notamment plus sujets au burn-out. Or, ils sont de plus en plus nombreux. « Savoir comment réagir avec les perfectionnistes est devenu une priorité pour les managers. »

The Pros and Cons of Perfectionism, According to Research (Harvard Business Review)

Les cadres moyens épuisés par les réorganisations

La majorité des cadres moyens belges qualifient leur travail de « très complexe ». Raison principale invoquée : trop de réorganisations. C’est ce qui ressort d’une enquête intéressante réalisée à la demande de TriFinance. Les middle managers épinglent également d’autres points sensibles : la complexité de la structure de leur entreprise, l’absence de définition quant aux processus et le trop grand nombre de réunions et de reportings. Les employés sont également nombreux à se sentir submergés.

Les cadres moyens se plaignent de la complexité de leur travail (HRSquare)

Research : Belgisch middenkader kreunt onder complexiteit van werk (TriFinance, résumé en néerlandais, avec graphiques)

Une structure horizontale synonyme de travailleurs plus satisfaits (TriFinance, résumé sous un autre angle)

Le rôle de parent peut également expliquer le burn-out

La cause d’un burn-out ne réside pas que dans l’environnement de travail. L’explication se trouve parfois en dehors de l’entreprise : une nouvelle étude réalisée par la MC en collaboration avec l’UCLouvain révèle qu’au minimum 100.000 femmes et 50.000 hommes sont totalement épuisés par leur rôle de parent et finissent par craquer.

5 à 8% des parents en burn-out parental (L'Echo)

Comment les RH peuvent-elles réagir à la sensibilité accrue au harcèlement ?

Tel qu’il ressort d’un sondage représentatif, les travailleurs n’ont jamais été aussi nombreux à évoquer des cas de harcèlement moral et sexuel ainsi que des agressions. Cette situation ne donne toutefois pas lieu à une augmentation parallèle du nombre de demandes d’intervention et de plaintes officielles. Mais il en résulte parfois un mécontentement à l’égard du chef direct parce qu’il « ne fait rien pour remédier à la situation ». Eva Praet (Securex): « Une surveillance, des conseils et un soutien de la part des managers sont essentiels. »

Les travailleurs belges, de plus en plus sensibles au comportement abusif au travail (Securex, présentation détaillée des résultats de l’enquête)

Blue Monday : un exemple frappant de fake news

Cette « information » nous est inlassablement martelée : le troisième lundi du mois de janvier, hier donc, est le jour le plus déprimant de l’année et affiche un nombre record d’absences pour cause de maladie. Attentia nous montre à quel point cette info est absurde. Qui plus est : le Blue Monday est un coup de marketing lancé il y a 13 ans. La personne à l’origine de cette campagne a été tellement effrayée par l’impact négatif de cette dernière sur le bien-être qu’il tente à présent de la faire oublier. Il n’y est manifestement pas parvenu.

Blue Monday ? Pas vraiment. Le lundi est le jour de maladie le moins prisé (Attentia)

Lire également : Le « Blue Monday » n’existe pas (sauf dans un plan marketing) (Le Monde, 22 janvier 2019)

Le futur est déjà là, mais certains employeurs l’ignorent

Inspirer, motiver, oser admettre ses erreurs, faire preuve d’empathie : autant de dimensions pour lesquelles bon nombre de managers d’entreprises belges surestiment leurs compétences. Tel est ce que révèle une étude représentative réalisée par Securex. « L’époque du manager donnant ses instructions est définitivement révolue. »

Étude de Securex : 1 salarié belge sur 3 ne fait pas confiance à son manager (résumé de l'étude, avec graphiques, Securex)

CEO licencié pour cause de harcèlement

Un patron qui a des accès de colère, consomme de l’alcool au travail, crée un climat perturbateur et pratique le népotisme : 11 travailleurs de la filiale belge de Pearle en ont eu assez. Les propriétaires de la chaîne de magasins ont entendu leurs plaintes. Le CEO est viré sans obtenir les 3 millions d’euros réclamés, à moins qu’il ne trouve une oreille favorable auprès d’un tribunal.

Le patron de Pearle licencié après des plaintes de travailleurs belges (7sur7)

27,1 % des travailleurs fument, situation problématique pour la construction et les transports

Selon Idewe, l’année dernière, un peu plus d’un quart des travailleurs belges (27 %) fumaient. Bien que la tendance soit à la baisse, l’évolution est très lente. Les jeunes fument plus que les personnes âgées. Il est toutefois frappant de constater que la consommation de tabac est en augmentation dans deux secteurs importants. Le pourcentage de fumeurs est en effet de 41,5 % pour la construction et de 40 % pour le secteur des transports.

Plus d’un quart (27,1 %) des travailleurs fument (Idewe, communiqué de presse)

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