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Délai de carence supprimé pour les indépendants en incapacité de travail

09/05/2019

Dès le 1er juillet 2019, les indépendants ne devront plus attendre 14 jours d’arrêt maladie ou d’incapacité de travail pour une autre raison avant de commencer à recevoir leurs indemnités de leur mutuelle. Le délai de carence est supprimé. Les versements débuteront le 1er jour - pour autant que le médecin ait délivré un certificat d’incapacité de travail d’une durée de 8 jours minimum. Un certificat médical ordinaire n’est donc pas suffisant.

Suppression du délai de carence (Partena Professional)

L’épidémie de burn-out en stagnation ?

Le nombre de malades de longue durée pour inaptitude au travail est quasiment le même que l’année précédente, et ce pour la première fois en dix ans. Comme l’a constaté Securex. Mais une nouvelle inquiétude se profile déjà pour les RH : la progression significative de l’absentéisme de courte durée pour maladie, avec une augmentation de 5% en une seule année.

Un point de basculement pour l’absentéisme bientôt atteint en Belgique ? L’absentéisme de moyenne et longue durée semble stagner, mais il y a plus d’absences de courte durée (Securex)

Lire également : Maladie de longue durée : la plus grande croissance est perçue chez les jeunes, les femmes, et dans les grandes entreprises (Partena Professional)

La législation de réinsertion n’enraye pas la progression de l’absentéisme de moyenne durée

L’absentéisme pour maladie de moyenne durée ne cesse de toute évidence d’augmenter. Acerta en conclut que la loi de réinsertion ne porte pas ses fruits et met surtout en cause le fait qu’un trajet de réinsertion formel ne peut être lancé qu’après 4 mois. « Ce manquement dans la législation ne peut être une excuse pour l’employeur. Il doit intervenir dès le 1er jour de maladie. Même en cas de burn-out, l’employeur doit rétablir le contact dès que le travailleur se sent prêt. »

La législation de réinsertion manque sa cible : l’absentéisme pour maladie de moyenne durée a augmenté de 9,5 % depuis 2016
(Acerta)

Nouvel outil (gratuit) pour mesurer le burn-out

[UPDATE : adresse du site internet rectifiée] Des chercheurs de la KU Leuven ont mis au point une définition moderne du burn-out et développé un outil de mesure que vous pouvez télécharger gratuitement. Les réponses à 33 questions permettent de situer le répondant dans la zone de sécurité, à risque ou d’alarme. Cet outil révèle qu’en Flandre, 9,5 % des travailleurs se situent dans la zone à risque et 7,6 % présentent tous les signes de burn-out. Au total, 460.000 travailleurs sont affectés. Les employés administratifs, les ouvriers et la catégorie des 18-34 ans sont particulièrement vulnérables.

Eén op de zes werkende Vlamingen kampt met burn-outklachten of loopt er risico op (communiqué de presse KU Leuven, en néerlandais)

Burnout Assessment Tool : le questionnaire (téléchargement direct et gratuit, en néerlandais)

Burnout Assessment Tool (site internet). Via ce site, il est possible de demander que l’outil soit également mis à disposition en français.

Les secouristes mentaux font chuter l’absentéisme

Quoi de plus normal que de prodiguer les premiers soins en cas d’accidents physiques. Pourquoi ne serait-ce pas le cas lorsqu’un travailleur fait face à des problèmes psychiques ? Un bon entretien peut faire des miracles. Attentia décrit l’expérience d’une entreprise britannique qui a recours à un « secouriste mental ». Les cas de stress, d’anxiété et de dépression y ont chuté de 75 %.

Des secouristes mentaux dans une entreprise britannique
(Attentia)

SEED Connect : pratique même pour les employeurs !

L’ensemble des services externes de prévention belges ont uni leurs forces pour lancer SEED Connect. Chaque travailleur peut désormais vérifier sur ce site Web qui est son médecin du travail ou son psychologue d’entreprise. En informant vos collaborateurs de l’existence de ce site, vous respectez l’obligation d’information légale incombant aux employeurs.

SEED-Connect : le bon chemin vers le médecin et psychologue du travail
(Liantis)

1 travailleur sur 3 n’a pas été malade une seule fois

L’absentéisme pour cause de maladie ne cesse d’augmenter. En 2018, le travailleur actif en Belgique s’est absenté en moyenne 12,6 jours pour cause de maladie (contre 9,4 en 2008). Seul 1 travailleur sur 3 n’a pas été malade une seule fois. Le taux d'absentéisme total est passé de 4,15 % à 5,54 % depuis 2008, ce qui représente une hausse de 40 %. L’absentéisme de longue durée a même augmenté de 70 %.

Un travailleur sur trois n'a pas été malade une seule fois en 2018 (SD Worx)

Simuler une maladie n’est pas toujours nécessaire, mais le collaborateur l’ignore

Avez-vous déjà remarqué que les jeunes collaborateurs sont plus souvent malades ? Ce constat s’explique (en partie) par le fait qu’ils sont plus nombreux à se porter pâles sans raison. 8 % des travailleurs se sont déjà déclarés malades sans l’être et 4 % ont même invoqué ce motif plus d’une fois. Les raisons avancées étaient souvent injustifiées. « Les travailleurs ne sont sans doute pas suffisamment informés des possibilités légales pour remédier à une absence injustifiée. »

1 travailleur belge sur 8 s’est déjà porté malade sans l’être
(Securex)

Accident du travail pendant les vacances ? Oui oui, c’est possible !

Accorder une grande autonomie aux travailleurs parce que cela arrange l’entreprise peut aussi se retourner comme un boomerang contre l’employeur. Au cours d’un voyage privé en Corse, un journaliste a été victime d’un accident de moto qui lui a occasionné de graves blessures. Il avait décidé de réaliser un reportage sur ses expériences pour la revue consacrée à la moto dont il était rédacteur en chef. S’agit-il vraiment d’un accident du travail ? Oui, conclut la Cour du travail de Liège.

Un accident du travail est-il possible lors de vacances à l'étranger ? (L'Echo, 18 janvier 2019)

Le futur est déjà là, mais certains employeurs l’ignorent

Inspirer, motiver, oser admettre ses erreurs, faire preuve d’empathie : autant de dimensions pour lesquelles bon nombre de managers d’entreprises belges surestiment leurs compétences. Tel est ce que révèle une étude représentative réalisée par Securex. « L’époque du manager donnant ses instructions est définitivement révolue. »

Étude de Securex : 1 salarié belge sur 3 ne fait pas confiance à son manager (résumé de l'étude, avec graphiques, Securex)

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